La Knismolagnie, fétichisme des chatouilles

La Knismolagnie, fétichisme des chatouilles

Le thème de cet article est terrible, il est donc tout à fait normal de ne pas avoir le cœur suffisamment accroché pour la lire jusqu’au bout. Cette pratique se porte sur un partenaire parfois fermement attaché, mais très souvent non consentant.

Entre le jeu érotique et le BDSM

Cette pratique est parfois nommée « fétichisme des chatouilles » par ceux qui la pratiquent. Bien qu’elle ne réponde pas à la définition du fétichisme sexuel, elle ne peut être qualifiée de paraphilie au sens strict que lorsqu’elle est absolument nécessaire à l’excitation sexuelle. Les chatouilles peuvent être considérées comme un jeu érotique et faire partie des préliminaires. Elles peuvent également être une pratique intégrante du BDSM. Dans ce cas là, le plaisir éprouvé est qualifié d’algédonique.

Origines du fétichisme des chatouilles

Les traces les plus anciennes de plaisir sexuel éprouvé par des chatouilles remontent à la reine égyptienne Hatchepsout qui se faisait chatouiller les pieds par des eunuques. La relation entre la peau et le masochisme a été mise en avant par Sigmund Freud dans “Trois essais sur la théorie sexuelle” où il assimile la peau à une zone érogène.

A plusieurs reprises au cours de l’histoire, les chatouilles ont été utilisées comme un moyen de torture. Souvent utilisées dans le but de faire rire, la sensation provoquée peut devenir insupportable lorsque les chatouilles se prolongent. La torture par les chatouilles a notamment été utilisée par les romains qui enduisaient les pieds de leurs victimes de sel et les faisaient lécher par une chèvre. Vlad III l’Empaleur laissait un filet d’eau salée couler en permanence sur les pieds de ses victimes et certains historiens rapportent que les chatouilles étaient utilisées dans la Chine impériale, notamment sous la Dynastie Han, comme moyen de torture sur les nobles car elles ne laissaient pas de traces visibles

L’histoire de Raymonda, suppliciée au chatouilles

La légende rapporte que chaque nuit, Shéhérazade racontait à son amant, le sultan, une histoire dont elle promettait toujours la suite pour le lendemain, évitant ainsi d’être suppliciée. Une autre légende raconte qu’Abderam, le frère du sultan, avait enlevé la princesse hongroise Raymonda pour l’épouser. Comme elle refusait de se soumettre, le seigneur Sarrazin l’avait livrée à ses odalisques, dont l’expertise dans les supplices les plus raffinés n’avait d’égale que leur jalousie maladive à l’égard des nouvelles rivales, particulièrement lorsqu’elles étaient étrangères. “Aucune marque” avait été la seule consigne de leur maitre, avant de livrer la captive aux supplices.

Malgré son exceptionnelle résistance et sa détermination farouche, Raymonda finit par craquer, supplier ses bourreaux d’arrêter tout en promettant de se soumettre au prince. Mais les odalisques avaient pris goût à chatouiller la belle étrangère aux jolis pieds sensibles, et jouissaient du plaisir coupable de la voir se tordre sous leurs tortures en hurlant de rire. Elles s’abstinrent donc de rapporter à leur maître la capitulation de leur proie, et poursuivirent les terribles et délicieux supplices. Naturellement, lorsque le prince Abderam s’aperçut de la forfaiture de ses odalisques, il les condamna à prendre la place de leur victime, pour une durée indéterminée.

Trop tard toutefois pour la belle princesse Raymonda qui était déjà devenue dépendante, victime d’addiction tactile. Adberam était condamné à torturer sa belle toutes les nuits, afin de satisfaire les désirs irrésistibles qu’il avait lui-même sinon initiés, tout au moins follement embrasés. Condamné à la torturer mille et une nuits…

Sur ce, je vais passer aux travaux pratiques

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