Dominer avec une laisse

Dominer avec une laisse

Voici un petit récit relaté par un bon ami, et qui ne m’a pas laissé de marbre, je partage donc…

Équipé pour un bon moment

Arrivée à la soirée. Mon collier est prêt, déjà refermé autour de mon cou quelques heures avant, et son anneau n’attend plus que l’attache métallique que ma Maîtresse referme dessus. Dans sa mai d’environ un mètre. Ma laisse et des désirs incontrôlables.

S’adapter à la laisse et le jeu de la maitresse

Un premier tour du festival, décontracté, nous familiarise avec les déplacements. Rien de bien sorcier. Ce n’est qu’une vingtaine de minutes plus tard que, suite à une impertinence de ma part et un rappel à l’ordre, je prends plus pleinement conscience de ce que cette laisse de métal fait de moi et de nous. Changement léger d’attitude, plus déférente. Adaptation plus précise du pas et de la vitesse. La laisse ne doit pas se tendre au point qu’ Elle doive tirer dessus pour que je suive. Naturellement, à l’arrêt, je garde les mains dans le dos. Habitude déjà prise. Sur la piste de danse, je bouge autant que je peux sur fond d’électro, à en détremper le vinyle sur ma peau. Mais toujours, Elle garde la poignée noire dans sa main, raccourcissant parfois la longueur pour mieux jouer avec moi ce soir.

L’initiation plus que la soumission

Mon statut est un peu particulier, celui d’un nouveau venu. Elle ne me tient pas seulement en laisse pour me faire obéir, mais aussi pour me guider, me montrer, m’apprendre aussi un peu. Me présenter, parfois. Certaines des personnes devant lesquelles nous passons s’attardent sur le spectacle qui leur est momentanément offert. Je lis quelquefois beaucoup de choses dans ces yeux. De l’intérêt. De l’observation esthétique. De l’envie, parfois. Une petite dose de saisissement, souvent, devant le contraste de nos tenues et de nos gabarits: je suis vêtu de vinyle noir du cou aux pieds, Elle a choisi une tenue d’écolière qui lui va merveilleusement bien. Mon mètre quatre-vingt-quinze et mes quatre-vingt-cinq kilos parachèvent ce contraste qui ne serait pas tout-à fait le même sans ce lien physique entre nous.

Trouver sa place dans une relation déséquilibrée mais somptueuse

Je me sens plus enclin à obéir à Ses exigences, qui ne sont pas tout-à fait des ordres sans être encore des demandes. La laisse me fait sentir Son ascendant sur moi. Elle rend, là encore, plus palpable la relation qui nous unit ici. Plus d’obéissance, pas d’impertinence. Je connais ma place en cet instant précis, mais à aucun moment la laisse et le collier ne suppriment la complicité. Nous commentons certains shows ou performances et argumentons sans cérémonial ni vocabulaire exagéré, et le tutoiement reste en vigueur des deux côtés. Je crois savoir que ce n’est pas toujours le cas, en fonction des personnes.

Le cliquetis de l’acier

Au moment de quitter la fête, comme en quelques occasions, le cliquet quitte mon collier. Ma Maîtresse redevient ma petite amie, non plus celle à qui j’obéissais cette nuit mais celle que j’aime au quotidien. Mon attitude reste respectueuse, bien sûr – encore heureux… Mais d’obéissante, elle est devenue câline. C’est l’heure de rentrer.

Et vous, que ressentez-vous, qu’imaginez-vous, d’un côté de la laisse ou de l’autre…?

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